David : tu sais, si tu continue comme ça, tu va prendre la porte !
Moi : je sais. Mais je l'ai pas gifler.
Il souffla et s'en alla en claquant la porte. Une autre s'ouvre, Gustav entre. Lui, le lunatique Gustav, un coup il est adorable, un coup c'est la pire des ordures. Il s'énerve pour rien, quand il était petit sa allait, mais la avec la fatigue de la promo de leur album et tout, il est de plus en plus sur les nerfs, comme tout le monde. Il me sourit, ah, il est de bonne humeur.
Gus : a mon tour ^^
Moi : ouai, viens.
Il viens s'asseoir.
Gus : sa va aujourd'hui ?, j'entendais David gueuler tout a l'heure.
Moi : ouai, bill a encore fais des ravages.
Gus : de koi ?
Moi : il a fait croire a David que je l'avais frappé, enfin, il a joué a son jeu préféré, descendre les autres, montrer que c'est lui le chef, etc...
Gus : ouai, je vois tout à fait
Je lui étale le fond de teint, pour cacher ses boutons, il en a toujours eu, le pauvre. Je lui masse délicatement les joues. On entend des vibrassions, oula, ya quelqu'un qui tape sur sa batterie. Il se lève d'un bond, de la poudre sur une seule joue. Il flanque la porte. J'entend gueuler. Tom -_-'. Il est chiant, il pouvait pas s'empêcher de toucher a la batterie, il sais que Gustav se met dans une colère noire a chaque fois. Gustav reviens, on vois ses joues rouges même a travers son fond de teint.
Gus : JE VAIS LE TUER CET ABRUTI ! JE VAIS LE TUER !
Moi : calme toi Gustav
Gus : JE ME CALME SI JE VEUX !
Moi : sa sert a rien de gueuler comme s...
Gus : TAIS TOI !
Silence. Je sais plus ou me mettre. Je devrais être blindée depuis le temps ou je dois supporter ses « TA GUEULE !! » quotidiens. Mais non, je n'y arrive pas, j'ai encore les yeux mouillés. Il le sais, il s'en fou. Ça fais rien de faire pleurer quelqu'un qui n'est pour rien dans ce qui t'arrive. Nan, leur comportement doit tout simplement être normal. Ce sont des star, et les star font des caprice, c'est bien connus. C'est aussi vrai que 2+2 = 4.
j'aimerai me tromper, pouvoir encore espérer les voir changer un jour, mais c'est peine perdue...ils sont irrécupérables, des ordures prêtent a aller a la benne, pourritures...je pourrais les insulter autant que je veux, ça ne changerait rien, ce que je dis ne les atteins pas...pauvre Amy, si tu crois que tu les fera entendre raison...
Gustav se sert un verre d'eau et l'avale vite, il gargarise, il avait vraiment besoin de faire ça ?! bien sur que non, simple provocation comme d'habitude. L'eau coule sur ses joues, je doit tout recommencer. Il viens s'asseoir, j'ai même pas eu besoin de lui demander, c'est bien la preuve qu'il l'avait fait exprès. Il me sourit.
Gus : ba qu'est ce que t'attend, maquille moi puisque c'est tout ce que tu sais faire.
Cette remarque me fait vraiment mal, il ne se souviens pas de tout ce que j'ai fait pour lui avant. Moi même je ne m'en souviens plus, j'en ai tellement fait pour celui qui ce trompait et qui m'appelait Franziska. Il, avait envie de voir sa s½ur, et quand il aurait voulu la prendre dans ses bras et se serrer fort contre elle, c'était moi qu'il venait voir. Il enfouissait sa tête dans mon cou et il pleurait, tout son bonheur, son malheur, ses doutes comme ses joie.
Je ne parlait pas, j'écoutait juste ce qu'il avait a dire, avec la plus grande attention. Ils ne se souviennent de rien alors je me souviens pour eux. De tout. Toute nos conneries, nos fou-rires, nos peurs, nos délires, nos engueulades. Ils ne l'ont jamais dit aux magazines, mais j'était toujours celle entendait les chansons finies en premier. Maintenant, c'est limites s'il ne faudrait pas que je ne sois pas la aux répétitions.
Quand j'y penses, plus ils me méprisent, plus je le fais aussi. Ce ne sont que des gosses pourris gâtés par un succès arrivé bien trop tôt dans leurs vies. Bien sur, ils ont lutté pour ne pas sombrer, pour ne pas être écrasé par le rouleau compresseur qui s'est rapidement installé autour d'eux. Au début, il avaient encore la tête sur les épaules, ils ne s'imaginaient pas prendre la grosse tête, et pourtant...
mon dieu qu'elle est loin l'époque du tournage de « durch den monsun » je n'étais encore qu'une apprentie a ce moment, mais déjà une bonne amie pour eux. Tom me draguait, on se marrait et on grillait une ou deux cigarettes en cachettes. Ils promettaient sans cesse qu'ils ne fumeraient jamais. Maintenant tom et georg fument tout le temps et bill occasionnellement. Gustav ne fume pas.
Aujourd'hui, c'est devenu normal, messieurs sont stréssé, faut trouver leur anti-dépresseur : le tabac. C'est incroyable : bill n'aime même pas le gout, mais comme les autres le font, faut le faire aussi. Ça aide pour signer les contrats quand le boss te propose une cigarette et que tu accepte. Tout ça pour le fric et le succès.
Ils vivent sur la lune donc il n'arriveront jamais a remettre les pieds sur terre. Ils se perdent, se déchirent, se battent. Leurs vies de star est une perpétuelle bataille contre eux même.
Je ré-étale le fond de teint sur la peau granuleuse de Gustav et lui met de la poudre. Il se regarde dans le miroir d'un air satisfait et se retourne vers moi.
Gus : merci beaucoup ! t'es la meilleure.
Il me fait un bisou sur la joue. Comme quand il était petit. Il a toujours été comme ça, je me fâche, je m'excuse avec un bisou. Il dit rarement pardon. Sauf quand il casse un bâton de sa batterie. Je n'arrive jamais a lui en vouloir, car a chaque fois qu'il m'insulte, il redevient gentil la minute qui suit. Je le hais, autant que bill, autant que tom. D'ailler maintenant, c'est son tour. Le don juan, véritable prédateur, sauteur de toute les bonasses du monde. J'ai le privilège de le maquiller et de presque tout connaître sur lui. Mais je le hais aussi, autant que je l'aime, c'est indescriptible mais pourtant bien réel. Il paraît qu'il n'y a qu'un pas de la haine a l'amour, on a du s'égarer en chemin...
alors ?